Quand les hommes politiques s'incarnent en héros
Qui ne connaît pas Hercule ? Personnage principal de son propre film Disney, ce héros mythologique est sans doute le plus célèbre. Hercule en latin, Héraclès en grec, est le fils de Zeus et d’Alcmène, une mortelle. Dès sa naissance, il est poursuivi par la haine d’Héra, l’épouse de Zeus. Il envoie deux serpents dans son berceau mais le poupon s’en saisit et les étouffe. Grand combattant et aventurier, il participe aussi à l’expédition des Argonautes. Plus tard, frappé de folie, toujours par Héra, il tue ses enfants et son épouse. C’est à cette occasion qu’il réalise les fameux Douze travaux donnés par son cousin Eurysthée afin d’expier ce crime. A sa mort, particulièrement tragique, il accède à l’immortalité.
Vénéré partout en Méditerranée, il incarne la force brute. A travers ses victoires sur les monstres, on voit en lui le triomphe de la civilisation sur la barbarie et l’animalité. Des empereurs romains le choisissent d’ailleurs comme symbole comme le montre le buste de Commode au musée du Capitole.
L’empereur est représenté en Hercule. On reconnaît les attributs traditionnels : la peau de lion (la léonté), la massue, les pommes d’or du jardin des Hespérides.
Hercule est donc un héros à symbolique politique et c’est cet aspect qu’on va étudier ensemble dans cette nouvelle lettre.
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